Article paru sur Aviasport - Aout 2004

Nous ne devons pas fréquenter les même aéroclubs !...

Nouvelle pilote , j’ai démarré mon apprentissage il y a trois ans, et me suis inscrite à Montpellier pour préparer le ppl dans de bonnes conditions.

Bonnes conditions… c'est-à-dire machines fiables, instructeurs motivés et motivants, mais pas seulement.. Que serait-ce que piloter sans une convivialité fraternelle sans une réelle camaraderie impliquant coup de gueules (parfois) et rires (très souvent)… Que serait-ce qu’une « ambiance club » sans ces pots du premier vendredi de chaque mois (auquel vous être conviés si vous passez par chez nous).   Bien sûr ceux qui organisent (se) posent l’inévitable question « combien on est ? »… « comme d’habitude, entre quinze et quarante, prévois large !... » …et l’on improvise…même si vous arrivez en dernier, vous aurez au moins l’ambiance !...

Je ne connais pas trop le milieu de l’armée, puisque femme à une époque où elle ne s’intéressait pas trop à nous, mais je pense qu’il doit y avoir une certaine incompatibilité avec l’improvisation et la relativisation nécessaire au vol qui dépend du temps, de la forme de chacun… et de tant d’autres paramètres.. .dans un contexte de loisir, de plaisir et d’envol « libre »… Et je connais des lieux où l’on peut se poser « improvisé » et se laisser inviter à boire un verre ou même à partager le pain… je connais des pilotes prêts à partager un vol « sur le pouce ».  je connais des ambiances simples et conviviales où l’on dialogue entre nous accordant autant d’intérêt aux jeunes, vieux, hommes, femmes ( !), débutant ou confirmé, on est pilotes, et c’est cela qui est bon…

Martine levain


Ps : pour les vols on est très très sérieux !...