Apprendre à piloter à l'Aéro-club de Montpellier

Les pilotes du club racontent ....

Nous volons pourquoi ? A chacun sa réponse.


A propos
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Pourtant que la montagne est belle … .

Dès qu’on passe, plus loin, plus haut, les collines, les montagnettes au-delà du Salagou, après le Pic saint loup, le terrain d’Uzès ou l’ouest d’Avignon…que l’on soit montpelliérain de souche ou d’adoption, on se sent un peu perdu, y a plus la côte!  T’as un G.P.S. ?
Dès qu’on monte un peu ou beaucoup, on se sent un peu seul (même à plusieurs), comme au milieu de la mer, sans défense, sans repère, puis peu à peu avec d’autres repères, d’autres obstacles, d’autres visibilités, plus fortes, plus grandes, plus impressionnantes aussi…
Les pics émergeant des nuages comme un cadeau, les montagnes lointaines comme des dieux qui se font soudain guides, des villages blottis au fond des vallées nous rappelant le grandiose de la terre et la petitesse de l’avion…
On apprend (un peu, beaucoup…) à regarder davantage, il n’y a plus les voies ferrées qu’on peut suivre, ni les cours d’eau larges comme des autoroutes…parfois juste un lac… mais il y a tant de grandeur à voler au-dessus des montagnes et autour d’elles…

Si vous saviez par exemple le plaisir de découvrir les vaches derrière la vent arrière, l’auberge (très) rustique au sommet de la colline, une immense cheminée fleurant bon les cendres encore chaudes, le doux plaisir de fouler l’herbe verte, de contempler alentour les vallons et les monts, de humer le rustique parfum des bouses dispersées sur, sous, et autour de l’avion … !!!
Comment devant tant de bonheur ne pas se sentir comblé(e) par tant de chance de pouvoir y voler…encore et encore… Martine Levain


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