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Parachute sanglé, harnais bouclé,
verrière fermée, remorque crochetée, câble tendu, check list terminée. Au lever du
pouce, l'aide soulève l'aile et met le planeur ailes horizontales. C'est
le signal pour le remorqueur. Le planeur décolle tandis que les 180 Cv du remorqueur sont
à la peine, la piste est courte, très courte... (à peine 500m). On rase un peu les
arbres et la colline en bout de piste, ça y est, ça vole. |
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Punaise, mais que fait le remorqueur, tantôt plus haut, plus
bas, trop à droite, trop à gauche, c'est au planeur de suivre et il y a du boulot au
manche et au palonnier. Puis on s'aperçoit que moins on y touche, mieux ça marche (enfin
presque).
Largage du câble, 1er étage, 2 ème, 3ème, la pente Nord du Pic est un véritable
ascenseur, ne pas oublier que ça redescend aussi vite de l'autre côté (faut surtout pas
y aller). Bon sang, j'incline à gauche, le nez du planeur part à droite ?????
Bon sang, mais c'est bien sûr : le lacet inverse. Il n'y a pas de moteur pour tirer et
faudrait voir à se servir des palonniers !!!! Cela s'appelle conjuguer les commandes,
Mesdames et Messieurs les pilotes avions. En fait au début, on conjugue plutôt à
l'imparfait.
Ce maudit brin de laine sur la verrière n'en fait qu'à sa tête. Il devrait être bien
droit ! Le doux sifflement du planeur se transforme en hululement, on ne vole pas
symétrique, vite du pied du bon côté (le pied pousse la bille et tire le brin de
laine). Ca y est, ça vire à peu près, tiens on n'entend plus rien, La VITESSE !!!!! un
peu de manche en avant pour conserver les 90 Km/h. Allons bon, voilà que le nez descend
sur l'horizon, ça siffle, on va un peu vite, redressons, mince de trop, le marsouinage
s'invite, pourtant on n'est pas dans l'eau !!!
Ca vire très bien ces petits engins, inclinons nous dans les thermiques, tiens, on se
croirait en virage engagé, on se croirait pas, on y est. le roulis induit s'est
insidieusement invité et faudrait voir à mettre du manche vers l'extérieur du virage,
sinon gare !!
Purée, fait chaud sous la verrière, faudrait penser à redescendre sur terre.
Evidemment, c'est toujours à ce moment qu'une pompe d'enfer se présente, sortons un peu
d'aérofrein. Et oui, pas d'accélérateur mais un frein fantastique, on en aura besoin.
Circuit classique PTL, mais plan d'enfer, atterrissage à 110 Km/h environ, pas question
de remettre les gaz ....Maintenir la vitesse avec les aérofreins, ça chute incroyable,
bien garder sa vitesse et rester dans le plan le point d'aboutissement est bien fixe,
attention la piste est courte. On arrondit à hauteur des pâquerettes et on se pose sur
les fesses. OUF !!!!!!
Et puis les automatismes se mettent en place, (plus ou moins vite) et c'est un réel
plaisir. Peu de bruit, à 1000 mètres le planeur est un balcon fantastique, et comme on
enroule les pompes, l'horizon et le paysage défilent sous vos yeux, merveilleux par
CAVOK.
Puis vient le lâché, un autre moment d'émotion indicible. Bon
maintenant il va falloir perfectionner tout ça. Bientôt commenceront les vols en
campagne, paraît même qu'il y a des vaches........
Si l'aventure vous tente ou tout simplement par curiosité, consultez le site du Pic Saint
Loup http://cvvm.free.fr
Claude MANDIN - Copyright
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